De la biodiversité dans son jardin !

insect hotel in the city park

Le bilan sur l’extinction des espèces vivantes à l’échelle planétaire est de plus en plus inquiétant. Selon de récentes statistiques, sur huit millions d’espèces dénombrées dans la faune, plus du million serait actuellement en voie de disparition. Si l’action de l’homme en est majoritairement responsable, l’indisponibilité de la flore nécessaire à leur prolifération reste un défi majeur.

Pour pallier ce problème, il urge de recréer un cadre favorable à la biodiversité. Si vous êtes en ville, votre jardin est l’endroit idéal pour appliquer ce geste écoresponsable. Vous pourrez ainsi le transformer en un milieu vivant où les équilibres écologiques sont naturellement atteints.

Pourquoi favoriser la biodiversité dans son jardin ?

Au-delà des avantages que garantit cette alternative écologique pour l’environnement, faire place à la biodiversité dans son jardin est un pilier essentiel pour pratiquer de l’écojardinage. Vous pourrez ainsi facilement vous lancer dans la production de fruits et légumes bio.

L’adoption des gestes écoresponsables permettra de pallier la présence de certains parasites, ce qui réduira la survenue des maladies des plantes de jardin. De même, votre jardin deviendra un espace de vie où vous prendrez plaisir à admirer une faune riche avec des spécimens diversifiés. La présence de cette faune reste d’une utilité capitale pour votre verger ou votre potager.

S’il est recommandé de faire appel à un spécialiste, la mise en œuvre de quelques astuces de conception de jardin permettra de favoriser convenablement la biodiversité dans votre jardin.

Adopter des techniques d’entretien respectueuses de l’environnement

Pour favoriser l’installation progressive de la biodiversité dans son jardin, l’adoption des techniques d’entretien respectueuses de l’environnement est indispensable. En effet, l’utilisation intensive des produits chimiques, qu’il s’agisse d’herbicides, de pesticides ou d’insecticides, est l’une des principales causes de destruction de la biodiversité et de pollution environnementale.

Si l’idée est de stopper la prolifération des parasites et autres maladies de plantes dans votre jardin, il suffit de favoriser une installation progressive de la biodiversité. Celle-ci passe d’abord par une diversification des espèces végétales sur votre sol. Créer des conditions favorables à la vie de certains petits animaux et insectes régulera naturellement la présence de nuisibles dans votre jardin.

Pour pallier l’utilisation des produits chimiques, les engrais favorables à la création de la biodiversité au jardin sont entre autres :

  • les engrais naturels tels que le compost et le fumier peuvent être fabriqués facilement ;
  • les engrais verts tels que les plantes fertilisantes autres légumineuses ;
  • les engrais bio qui sont faits à base de sang séché, de corne broyée, etc.

En lieu et place des herbicides pour réduire les mauvaises herbes, il est possible de recourir à un désherbage manuel ou thermique. L’option des couvre-sols ou d’un paillage de votre jardin est aussi envisageable. La chaux naturelle, les décoctions et les purins végétaux sont autant d’alternatives pour favoriser la biodiversité dans votre espace vert.

Conserver certaines mauvaises herbes

Bien que qualifiées de mauvaises herbes, certaines plantes sont très utiles pour l’équilibre de l’écosystème d’un jardin. Pour cause, elles font partie intégrante de la chaîne alimentaire de certaines espèces de la faune qui s’y trouve. Certaines peuvent même être utilisées pour limiter l’invasion des nuisibles sur vos espaces verts alors que d’autres peuvent servir d’engrais.

Pensez à garantir par exemple la présence des fougères dont la macération permet de lutter contre les limaces. Si le climat le permet, préservez une population d’orties dont le purin servira aussi bien d’engrais que de renfort pour les plantes.

Mais il faudra toutefois faire attention à ce que ces mauvaises herbes utiles ne deviennent invasives. Si elle n’est pas modérée, la présence de ces mauvaises herbes utiles risquerait d’empiéter sur celle d’autres classes de végétaux.

Invitez une riche variété de végétaux au jardin

Comme avancé plus haut, plus les végétaux de votre jardin sont variés, moins vous devrez intervenir pour pallier la propagation des parasites et maladies connexes. En variant les cultures, vous éviterez aussi d’épuiser le sol. Toutefois, la sélection de ces végétaux ne doit pas être laissée au hasard.

Multiplier les haies

Si votre jardin dispose de haies, préservez-les et pensez à y ajouter plusieurs autres variétés. En plus de rendre vos haies plus résistantes, la sensibilité de vos plants aux attaques des parasites sera significativement réduite. La diversification de la nature de vos haies créera un cadre favorable à la faune auxiliaire.

Outre les haies champêtres indigènes telles que le charme ou le noisetier, pensez à des haies d’arbustes fruitiers dont la vue attire les petits oiseaux. Il s’agit entre autres du sorbier, du prunellier, du sureau, etc.

Préférer une prairie fleurie et des plantes mellifères

Il est certes vrai que dans les jardins, l’installation d’une pelouse constitue l’option la plus adoptée. Pourtant, elle demeure très peu bénéfique si vous désirez y favoriser la biodiversité. Dans l’idéal, il est recommandé d’opter pour une prairie fleurie. Mais là encore, gardez-vous de faucher avant que le printemps ne prenne fin. L’idée est de protéger autant que possible les oiseaux et autres insectes nichant au sol.

Dans une perspective de diversification, les fleurs constituant votre prairie fleurie peuvent être majoritairement des plantes indigènes, sauvages et mellifères. Idéalement, optez pour plusieurs variétés d’espèces afin de garantir une floraison régulière et faire de votre jardin le cadre privilégié des insectes pollinisateurs.

Favoriser la vie de la faune auxiliaire

L’importance de certains animaux pour le jardin n’est plus à démontrer. Qu’il s’agisse d’insectes, de batraciens, des oiseaux, des chauves-souris ou de petits mammifères, leur présence limitera la prolifération de certains nuisibles. C’est le cas par exemple des coccinelles qui sont des prédateurs pour les pucerons de même que les crabes dorés pour les limaces. La présence des insectes pollinisateurs permettra d’avoir des fleurs constamment pollinisées et fécondées.

Outre les haies champêtres d’arbustes indigènes déjà installées, quelques petits gestes s’imposent.

Multiplier les refuges

Contrairement aux idées reçues, vous devez impérativement éviter de maintenir un ordre excessif dans son jardin. Celui-ci affecte la survie des différents animaux dont la présence participe au maintien de l’équilibre de l’écosystème qui s’y trouve.

S’il s’y trouve des arbres morts, des amas de feuilles mortes et de pierres, ne les retirez pas, ceux-ci constituant une cachette privilégiée pour les insectes. Si vous le désirez, vous pourrez créer des hôtels à insectes, des abris à chauve-souris et des nichoirs à oiseaux.

Apprendre à tailler ou à élaguer les arbres au bon moment

Puisque vous vous inscrivez dans une démarche écologique, votre objectif premier doit être la sauvegarde des espèces vivantes. Si votre jardin contient des arbres qui accueillent des oiseaux, tout élagage doit se faire après le printemps et le début de l’été. Vous éviterez ainsi de détruire les nids d’oiseaux.

Éviter le bêchage

Bien que très répandu, le bêchage reste une technique peu respectueuse de l’environnement. Avec lui, l’équilibre de l’écosystème du sol est perturbé et les micro-organismes utiles tels que les vers de terre sont exposés au soleil. De facto, le sol perd en partie de sa fertilité. Une alternative écoresponsable consistera à opter pour la grelinette dont les atouts sont détaillés ici.

Minimiser les bruits et l’éclairage nocturnes du jardin

Pour maintenir l’équilibre de son écosystème, la biodiversité requiert autant que possible le naturel. Créer un cadre favorable à l’éclosion de la biodiversité nécessitera la maîtrise des bruits et des jeux de lumière artificielle.

Ces éléments empêchent l’exécution normale des cycles, exposent les espèces vivantes à leurs prédateurs et réduisent l’efficacité de leur système de défense. Votre jardin ne doit donc pas être éclairé la nuit et encore moins être lieu de déroulement de vos soirées entre amis.

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